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Article – A VIEW ON ‘MEMOIRES VIVES / VIVID MEMORIES’ in FRENCH

An important European collector of Australian Aboriginal art, Bertrand Estrangin shares his view on exhibition Mémoires Vives – Une histoire de l’Art Aborigène / Vivid Memory – An Aboriginal Art History, at the Musée d’Aquitaine in Bordeaux, France (15 Octobre 2013 – 30 March 2014).

Scarifications du XIXe sur des arbres (photo de Clifton C. Towie) et Néons "Black Magic" de l'artiste Reko Rennie - Photo Courtesy Bertrand Estrangin

Scarifications du XIXe sur des arbres (photo de Clifton C. Towie) et Néons “Black Magic” de l’artiste Reko Rennie – Photo Courtesy Bertrand Estrangin

 

Vernissage de l’exposition Mémoires Vives : une histoire de l’art Aborigène, au Musée d’Aquitaine de Bordeaux
Date : 19 Octobre 2013
Par Bertrand Estrangin
Publié sur le blog Sur les Pas d’une Collection

Ce 15 octobre à 18h se tenait au Musée d’Aquitaine de Bordeaux, le vernissage de l’exposition d’art Aborigène « Mémoires Vives… », pilotée par les deux commissaires Arnaud Morvan et Paul Matharan. Sympathiquement invité par le musée, je me rendais sur place pour 24h. Impressions…

Plus de 550 visiteurs sont réunis pour le vernissage dans le grand hall du Musée. L’artiste Christian Thomson – présent dans l’exposition avec des œuvres photographiques – entonne un chant aborigène. Un silence s’installe et la voix résonne entre les colonnes hiératique du grand hall du musée. L’ambiance est solennelle. Nos pensées se laissent bercer par cette mélopée et vagabondent au-delà des mers, hors du temps, par la magie des sons.

Les discours d’introduction se succèdent, se répondent les uns aux autres avec subtilité, comme les français savent si bien le faire : le directeur du Musée d’Aquitaine, l’Ambassadeur d’Australie en France, les conservateurs, la représentante du ministère de la culture… L’acoustique plus ou moins bonne, laisse progressivement un brouhaha s’élever du fond de la salle. Les Bordelais apparaissent bien impatients de découvrir l’exposition.

Le cordon est coupé, l’exposition ouvre ses portes. Certains filent sur le buffet, d’autres font la queue pour découvrir les 150 peintures et objets en provenance de grandes institutions (Musée du Quai Branly, Musée d’art et d’histoire de Rochefort, Aboriginal Art Museum d’Utrecht, Musée de Victoria à Melbourne, Université de Groningen, du Musée La Grange à Môtiers, du Musée Wereld de Rotterdam…), et de collectionneurs privés (collection Thomas Vroom, collection Arnaud Serval, collection Sordello Missana, collection Stéphane Jacob, collection Brocard – Estrangin), des premiers âges de l’art Aborigène jusqu’aux créations les plus contemporaines…

Un long couloir invite les visiteurs entre des murs blancs neutres dotés des textes introductifs. Ce premier sas initiatique conduit dans une première petite salle carrée qui délimite l’espace temps de l’exposition. Un propulseur du XIXe siècle dialogue avec deux toiles contemporaines.

La peinture de l’artiste Sylvia Ken (communauté aborigène de Tjala), réalisée en 2012 est mise en scène prodigieusement, déployant ses 4m2 dans deux dimensions. Elle communie avec le sol, posée sur une estrade à sa dimension, comme le paysage sublimé qu’elle représente.
Un immense miroir disposé au plafond permet de capter son reflet et offre au visiteur un autre angle de vue, soulignant les connexions subtiles des territoires terrestres et cosmiques autour de la constellation d’Orion, où s’évadèrent dans ce rêve les sept soeurs, comme autant d’étoiles.

Dés ces premières oeuvres, le ton semble donné par les commissaires de l’exposition : l’art aborigène n’est pas figé dans le temps. Il s’inscrit dans le monde contemporain, il continue de s’inventer, de s’illustrer dans de nouveaux médias… [Lire la suite]

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